Pour une deuxième fois en trois semaines, j’ai manqué les bandes-annonces. Cette fois, je les ai manquées complètement. Le film débutait à 19h et j’arrivais au cinéma vers 18h53. Les portes de l’immeuble étaient bombées vers l’extérieur tellement il y avait de monde ! Après avoir réussi à vaincre la marée humaine et à contourner les immenses files d’attente, un éclair de génie me frappe ! « Je vais aller aux guichets libre-service a l’arrière du cinéma, il y aura moins de gens », me dis-je, une barre tendre, non achetée sur place, à la main (sacrilège !).
Et non. La ligne n’était pas plus courte en la prenant par derrière. Nous étions donc une cinquantaine à soupirer, à avoir une face de bœuf, à se plaindre de l’attente et à penser tout haut que la personne devant le guichet devait être un peu stupide puisqu’elle prenait tellement de temps.
19h15, c’est mon tour bientôt. Qu’est-ce que je vais voir ? Est-ce qu’il y aura de la place ? Et si quelqu’un était venu me rejoindre et que je ne vais pas voir The Change Up ? Tant de questions qui m’enverront en thérapie ! C’est mon tour ! Je tremble, je transpire…Mais non, je me dépêche pour que les gens derrière disent : « Lui, il sait comment faire vite ». Et la machine ne lit pas ma carte de membre Scène ! Et elle est capricieuse : huit clics avant de comprendre que je voulais continuer ! Je courais presque jusqu'à la salle, mon billet en poche. Enfin assis…première rangée ! Wow, tout ca pour avoir l’écran collé dans le front.
Surprise. Pour un film à saveur plutôt légère, il y a une morale. Premier avertissement par contre, n’amenez pas de jeunes enfants. Les dialogues sont très vulgaires par moment et il y a de jolies scènes avec de jolies femmes joliment déshabillées. Malgré cette torture visuelle, le film est drôle et divertissant. Il rejoint une leçon que mon papa m’a enseigné sans le savoir : le travail ne doit jamais passer avant la famille.
Jason Bateman est excellent et Ryan Reynolds sait nous faire rire. Le dilemme moral est exploité de belle façon. Imaginez changer de corps avec votre meilleur ami(e) et être obligé de vivre sa vie pendant quelques jours. Un assez beau cauchemar. Tous les petits secrets qu’on pourrait découvrir. Ou ceux que nous ne pourrions plus cacher. Et toutes les choses chèrement acquises ou bâties d’arrache pied qui sont maintenant en péril.
Reynolds gelé qui jubile et bave devant les poissons de l’aquarium d’Atlanta, Bateman attrapant les deux bébés par le pyjama pour aller les faire boire et le discours sur la façon de régler ses problèmes par la violence, sont tous de petits éléments qui rendent ce film sympathique et comique. Ne partez pas tout de suite, il y a une scène supplémentaire pendant le générique.
Je vous ne déconseille pas ce film mais ne vous précipitez pas dans les salles de cinéma si vous ne l’avez pas encore vu. Vous pouvez attendre sa sortie en DVD.
Maintenant, je rentre à la maison…mais il faut d’abord que je retrouve ma Topaz !
Tu devrais peut-être changer de journée mon cher Vince ou partir plutôt comme cà tu verrais peut-être les bandes-annonces ;-)
RépondreSupprimerje suis certaine que c'était une torture visuelle!
RépondreSupprimerJ'aime bien cette critique. Il n'a pas trop de détails ... juste assez!
Dan, tu as raison et c'est ce que je vais faire la semaine prochaine probablement. Reste à l'écoute, j'annoncerai où je vais Lundi.
RépondreSupprimerEt merci Cinthia!