Tiède. C’est comme dans un bain d’eau tiède ; tu es bien mais tu aimerais que l’eau soit plus chaude. Starbuck est un film drôle, sans plus. Il y a de bons gags bien placés mais le scénario est tellement tiré par les cheveux qu’on s’y perd et on n’y croit plus.
J’ai quand même aimé ma soirée. Je suis parti avec ma copine pour le cinéma Carrefour Dorion pendant que notre fille se faisait garder par ses grands-parents. Une rare soirée en amoureux. Arrivés sur place, première surprise : je paie au merveilleux guichet libre-service et je décide d’acheter du popcorn parce que j’ai une méchante arête de poisson prise dans la gorge. Je ne mange presque jamais de popcorn alors il fallait bien une arête de poisson pour briser ma routine. Le guichet me dit de sa voix douce que pour un sous, je peux obtenir un popcorn régulier et une boisson régulière ! Vendu ! C’est le Combo Scène ; nous sommes membre Scène. Donc, le billet déchiré et la file d’attente évaporée, je présente mon petit coupon à la jeune fille qui, de son plus beau sourire, me demande : « Ce sera quoi les breuvages ? ». « Les breuvages ? », que je lui réponds. Et bien oui. Mon Combo Scène, pour 0.01$, comprend deux breuvages régulier et un popcorn régulier avec du beurre.
Alors surpris et contents, nous trouvons un siège dans la petite salle du Carrefour Dorion. Je ne me souviens pas des films pendant les bandes annonces parce que je crois que j’ai dormi tellement ils étaient mauvais. Comme le film progresse, nous découvrons un personnage qui mène sa vie dans un désordre total mais qui est généreux comme pas un. Tellement bon gars, qu’il a donné du sperme 600 quelques fois pour accumuler de l’argent et faire un énorme cadeau aux gens proches de lui. Patrick Huard joue David Wosniak, un perdant au cœur tendre qui essaie de sauver sa vie d’un naufrage certain en voulant devenir le père d’une centaine d’enfants. Huard est très bon, comme toujours et son acolyte dans cette quête du bonheur, Antoine Bertrand, est excellent. Bertrand a plusieurs répliques qui volent presque la vedette au personnage principal.
Il y a des scènes hilarantes mais aussi des moments un peu quétaines et superflus à notre compréhension de l’histoire. Reste que, Patrick Huard en maillot et casque de bain tremblant sur un tremplin pour arriver à connaitre un de ses enfants, c’est drôle ! Huard engueulant un travailleur de la construction qui déshabille des yeux et passe un commentaire désobligeant sur une des ses innombrables filles, c’est aussi drôle ! David Wosniak est un flan mou qui se bat contre tous pour devenir celui qu’il sait qu’il aurait dû être s’il n’avait pas fait les mauvais choix.Je dois dire aussi qu’il y a une scène touchante lorsqu’il rencontre un de ses fils qui est handicapé. Pendant cette scène il y avait deux jeunes, environ 15 ans, dans la salle qui riaient du garçon à l’écran. J’aurais voulu leur donner une bonne claque derrière la tête. Il y avait aussi, quelques rangées derrière, un enfant de moins de deux ans. J’imagine que leur gardienne avait annulé et qu’ils ne pouvaient se retenir d’aller au cinéma parce que sinon, cet enfant-là serait déjà au lit depuis longtemps. Rappelez-vous, nous avons regardé la présentation de 21h15…
J’ai déjà hâte à la semaine prochaine pour un autre film car je l’avoue, Starbuck m’a un peu laissé sur mon appétit. Je m’attendais à rire un peu plus.
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